samedi 25 avril 2009

Unis dans les luttes, unis dans les urnes!

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Continental, Caterpillar, Molex... dans le privé comme dans le public, la colère populaire monte et les évènements se précipitent.

Après avoir endommagé la sous-préfecture de Compiègne, action symbolique pour protester contre l’inaction du gouvernement dans cette affaire, les 1128 salariés de l’usine de Clairoix se rendent jeudi à Hanovre pour manifester avec leurs collègues allemands devant le siège du groupe où se tiendra l’assemblée générale des actionnaires.

Dans les universités, les assemblées générales se multiplient et la ronde infinie des obstinés n’en finit pas de tourner... A l'université de Strasbourg, le avril, et après les mises en scène violente orchestrées par le pouvoir lors du sommet de l'Otan dans cette mêm ville le 4 avril, les forces de l'ordre se sont opposées aux étudiants et enseignants qui manifestaient pacifiquement dans l'enceinte de la faculté et les en ont délogé.

Pour sa part, l’Appel des appels regroupe de nombreux professionnels de la santé, de la justice, de l’éducation, entre autres corps de métier, qui en ont assez des restrictions budgétaires et des choix gouvernementaux allant à l’encontre de la qualité des services publics. Depuis le mois de janvier, des rencontres ont lieu afin de trouver la convergence nécessaire pour être entendus.

http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/09/appel-des-appels.html

La journée du 1er mai à laquelle 8 syndicats appellent à participer de façon unitaire s'annonce d'ores et déjà historique.

http://www.humanite.fr/2009-03-31_Politique_Un-appel-sans-precedent-a-un-1er-Mai-unitaire

Manifestation du 29 mars en France



Dans son analyse de la situation actuelle parue dans «Le Monde» du 4 avril 2009, intitulée :

«Après 1789, 2009?»,, voici ce qu'écrit Sophie Wahnich historienne au CNRS, chercheuse au CNRS-Laboratoire d'anthropologie des institutions et des organisations sociales (Laios-IIac) (1) :

«Le mot d’ordre qui circule «nous ne paierons pas votre crise» met en évidence cette division sociale entre un «nous», les opprimés, et un «vous», les oppresseurs... Mais le «nous» des opprimés n’est pas constitué uniquement des précaires, chômeurs, ou futurs chômeurs, il est constitué des classes moyennes qui sont précarisées, des classes lettrées qui manifestent et se mettent en grève pour défendre une certaine conception de l’université et des savoirs. Il est constitué de tous ceux qui, finalement, se sentent floués et réclament «justice».

A ce titre, les mouvements sociaux de cet hiver et de ce printemps sont déjà dans la tentation naturelle de refaire 1793. Ils veulent plus de justice et pour l’obtenir affirment que, malgré les résultats électoraux, ils incarnent le souverain légitime... Une loi, aujourd’hui, a été votée pour agrandir cette classe d’ilotes, mais le gouvernement refuse que l’impôt sur les immenses richesses puisse venir en aide aux « malheureux »Le pacte de la juste répartition des richesses prélevées par l’Etat semble avoir volé en éclats quand les montants des chèques donnés aux nouveaux bénéficiaires du paquet fiscal ont été connus : les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368 261 euros du fisc, soit l’équivalent de trente années de smic."

Et ne parlons pas des multiples scandales liés à l'octroi de parachutes dorés et autres stock-options mirobolants à des PDG directement impliqués dans les faillites bancaires par leur choix de gestion plus près du pari de casino ou du Monopoly que d'une utilisation responsable et utile de l'argent que leur avaient confié les petits épargants. Ne parlons pas non plus, ou plutôt si, parlons-en, de la solution trouvée par les dirigeants des principales puissances mondiales : faire payer aux plus pauvres et aux contribuables l'irresponsabilité et l'incurie de ces décideurs. Encore et toujours...

De son côté, le gouvernement français comme beaucou d'autres en Europe et dans le monde tente d'entretenir l’illusion que la fin de la crise est pour bientôt et que ce système en faillite peut-être régulé, relayé par les mêmes experts économiques et financiers qui lui servent de porte-voix sur les plateaux TV. Un point de vue partagé par les dirigeants du G 20 et dans notre pays, par la plupart des partis dont le PS (et l'UMP bien sûr) mais aussi par le Modem, l'extrème-droite et les écologistes libéraux qui ont voté des deux mains le traité de Lisbonne, plus libéral que moi tu meurs! Reniant ainsi le Non au Traité constitionnel européen par 55% des français!

Pourtant, l'avertissement est de plus en plus clair et audible : les manifestants contre la réunion du G 20 à Londres le 2 avril dernier brandissaient des banderoles où on pouvait lire dans la langue de Shakespeare :

«Le capitalisme, ça ne marche pas. Un autre monde est possible!»



ou : «Nous ne paierons pas leur crise!»



Alors quelle traduction politique peut-on attendre de cette forte volonté de changement qui s'exprime dans les conflits sociaux et dans les manifestations?

Contester les dogmes du capitalisme et proposer de nouvelles règles du jeu

Des personnalités politiques et de simples citoyens proposent des solutions mais au même titre que les enseignants et les étudiants en mouvement depuis près de quatre mois, dans les grands médias d’information ils ont été jusqu'ici purement et simplement censurés.

L'allégeance des économies nationales aux règles de la haute finance et aux dogmes capitalistes de la compétitivité, de la rentabilité et de la flexibilité, toujours à la recherche du profit maximum, nous a conduit là où nous en sommes. A un véritable gâchis planétaire qui fait courir de graves dangers à la démocratie et à la paix dans le monde.
L'épisode déclencheur des subprimes aux Etats-Unis a été le révélateur de la supercherie que représentent les mécanismes de crédits à taux variables et de leur titrisation, qui ont constitué une manne financière pour des boursicoteurs sans scrupules mais qui a conduit des centaines de milliers de ménages américains à la rue.

Face à ce rouleau-compresseur qui broient la vie de simples citoyens vivant de leur travail partout dans le monde, tous ceux-là avec l'aide de politiques qui ne s'en remettent pas aux sacro-saintes lois du marché, doivent proposer et défendre une autre logique, un autre moteur de l’économie. Une logique qui ne mette plus au centre des sociétés humaines la recherche du profit et son pendant - l’exploitation de millions d’hommes, de femmes et d’enfants – mais la satisfaction des besoins et l’épanouissement de tous dans le respect de l’environnement.

L’Europe qu’on nous vante régie par les traités de Maastricht puis de Lisbonne est basée sur le principe de concurrence libre et non faussée, y compris pour les services publics (directive Bolkenstein) et sur la libre circulation des capitaux qui conduit à un moins-disant social et à la remise en cause des acquis sociaux de nombreux pays.

Ne faut-il pas au contraire faire adopter et inscrire dans les textes de cette Union des Etats européens des règles radicalement différentes, à l’opposé de cette concurrence de tous contre tous, basées sur la satisfaction des besoins des populations et sur la coopération et l’entraide entre ces pays?

Même chose au niveau international. Ne pourrait-on pas changer les critères d’attribution d’aides aux pays pauvres du FMI et de la Banque mondiale basés sur la rentabilité financière de leurs économies et la promotion de secteurs dits «rentables» à l’exportation qui n’apportent aucun mieux-être à leur population? A l’inverse ne peut-on défendre et faire adopter au niveau international des critères basés sur la satisfaction des besoins de ces populations, en les aidant à développer des services publics innovants et des activités aux retombées directes pour ces peuples, comme par exemple la souveraineté alimentaire?

Interdire les licenciements boursiers.

Dans la même logique mercantile et de recherche de marges et de dividendes toujours plus importants pour les entreprises et les actionnaires, les licenciements boursiers qui étaient déjà monnaie courante sont en hausse exponentielle en période de crise.

Les interdire - notamment en France – par la loi et en créant un organisme public de crédit qui conditionne les aides aux entreprises à de véritables créations d’emplois et de services aux populations ainsi qu’au respect de l’environnement, serait une preuve de la volonté des politiques d'oeuvrer dans l'intérêt des salariés et des chômeurs victimes de cette course folle à l'enrichissement d'une poignée de privilégiés.

Le Front de gauche – PCF, Parti de Gauche, unitaires du NPA, alternatifs – pourrait créer la surprise et faire mentir les sondages si le vote en sa faveur dépassait celui pour le PS. Car il faut en finir avec cette fausse gauche qui a détourné de nombreux citoyens de la politique. Bien sûr, le débat sur les élections européennes est volontairement occulté par les médias. Par exemple qui sait qu’Ignacio Ramonet (Monde-Diplomatique) vient de rejoindre Gisèle Halimi et Magyd Cherfi (Les Motivés) - parmi d’autres nombreuses personnalités - dans leur soutien au Front de gauche?

Et pourquoi ce Front appelle tous ceux qui en ont assez des politiques menées au nom de l’Europe libérale des traités de Maastricht et de Lisbonne à se mobiliser le 7 juin pour faire entendre une autre voix, antilibérale, pour une europe sociale et solidaire?

Voici ce qu'on peut lire sur le site web du Front de gauche :

«Les élections européennes de juin 2009 vont offrir une occasion de changer les fondations de l'Union européenne et d'ouvrir une nouvelle perspective pour l'Europe. Nous faisons face à une crise financière, économique et sociale, une crise de l'ensemble du système et qui continue à grandir de jour en jour. Elle amplifie la crise alimentaire, énergétique et écologique. Elle aggrave les inégalités de genre. Elle a des conséquences sur la vie de tous les êtres humains en Europe et dans le monde.

Partout, le choc est terrible dans l'Union européenne. La crise est causée par le capitalisme néolibéral mondialisé, qui est poussé en avant par les élites irresponsables qui prennent les décisions politiques et économiques. Le prix de cette irresponsabilité devra être payé par les peuples. Leurs politiques mettent en danger la paix, la sécurité et la coexistence internationales. Le monde a été plongé dans cette crise mondiale par la politique hégémonique  des États-Unis, en particulier par l'Administration Bush.

Lire la suite : http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=228:plateforme-electorale-du-pge&catid=100:argumentaires&Itemid=121




Beaucoup mettent en avant le fait que l'Europe est pilotée par la commission européenne et la BCE... et qu'il serait donc vain d'aller voter. Pourtant s’abstenir ne rendra pas le parlement européen plus démocratique, au contraire cela confortera les tenants du libéralisme dans leur vision d’une Europe technocentriste, loin des gens, boîte d’enregistrement des désidératas des financiers et des puissants.

Le problème n’est pas l’existence de ce parlement (ni d'aucun parlement d'ailleurs) mais sa composition politique et de le faire évoluer vers une représentation beaucoup plus proche des préoccupations populaires.
Car contester l'utilité même du vote, du suffrage universel et aller jusqu'à appeler comme certains n'hésitent pas à le faire à bloquer l'entrée des bureaux de vote n'est pas recevable dans le contexte actuel qui appelle au contraire un renforcement de la démocratie, directe et représentative, à l'expression la plus large de ceux qui pensent qu'un autre mond est possible.

Comme le dit Bernard Cassen, journaliste et universitaire, dans son message de soutien au Front de gauche : «Après une trentaine d'années d'hégémonie, le néolibéralisme est en train de se fracasser contre le mur de ses propres aberrations. L'occasion serait idéale pour lui opposer des alternatives cohérentes,aussi bien au niveau national qu'européen et international, et pour donner ainsi des perspectives politiques aux luttes sociales qui font tache d'huile dans de nombreux pays du Nord comme du Sud.»

Le 7 juin, votez et faîtes voter Front de gauche!

(1) Elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, dont "L'Impossible Citoyen, l'étranger dans le discours de la Révolution française" (Albin Michel, 1997) ; "La Longue Patience du peuple, 1792, naissance de la République" (Payot, 2008).

samedi 11 avril 2009

Strasbourg : la police organise le ghetto-campus?

La manifestation universitaire retenue de force par la police à l’intérieur du campus.

Aujourd’hui, 10 avril 2009, les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels de l’université de Strasbourg en lutte contre la réforme de Valérie Pécresse, se sont rassemblés sur la place devant la fac de droit. Le cortège devait rejoindre la place Kléber, ou le reste de la manifestation "de la maternelle à l’université" l’attendait.

La police mobile et les CRS ont bloqué tous les accès autour du campus. Les manifestants TOTALEMENT PACIFIQUES se sont tout simplement retrouvés parqués à l’intérieur du campus après une violente charge près de l’arrêt de tram Observatoire. Des élèves, enseignants et personnels ont été matraqués et violentés à coups de pieds et de boucliers. Pas de différence de sexe et d’âge pour les policiers. Quelques filles en pleurs en première ligne ne les dérangent pas quand il s’agit de frapper. La bousculade était totale et il a même fallu relever des personnes tombées par terre, qui risquaient de se faire piétiner par la charge.

Ainsi le droit de manifester n’a pas été respecté. Nous sommes tous extrêmement choqués de ce qui s’est passé cet après-midi à Strasbourg. L’absurdité de la situation et la charge des force de l’ordre ne peut que terrifier le monde de la culture et de toute l’université.
Faites que cet épisode ne reste pas inconnu du reste de la France.

G.

Sur le mouvement des enseignants et étudiants en cours depuis le début de l'année, voici une forme de résistance originale!



La ronde infinie des obstinés

http://rondeinfinie.canalblog.com/

La ronde infinie des obstinés

http://rondeinfinie.canalblog.com/

dimanche 5 avril 2009

NON A LA GUERRE, NON A L'OTAN!

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Non à la réintégration de la France dans l'OTAN, coupable de crimes de guerre au Kosovo, en Irak et en Afghanistan !


Les liaisons dangereuses du monde de l'armement





vendredi 3 avril 2009

Vers un 1er Mai unitaire

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Histoire du 1er Mai
http://users.skynet.be/roger.romain/1mai.html

Les huit syndicats à l’origine des grèves et manifestations qui ont rassemblé trois millions de personnes le 19 mars dernier ont décidé de faire du 1er mai un nouveau "temps fort" de la mobilisation.

"Les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat", peut-on lire dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la CFDT.

"Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales", ajoute ce texte adopté en début de soirée.

Jamais les huit syndicats français n’ont défilé ensemble sur des revendications communes lors d’une Fête du Travail. Si c’et le cas, ce premier mai 2009 s’annoncerait historique.

Les huit confédérations sont également convenues de faire du mois d’avril "un mois de mobilisations" et de se rencontrer à nouveau le 27 avril prochain pour faire le point.
"En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations)", ajoute le communiqué.

Forts du succès des deux journées d’action -les manifestations du 29 janvier avaient rassemblé 2,5 millions de personnes- les syndicats restent unis sur leurs revendications et l’objectif est d’obtenir de nouvelles mesures sociales face à la crise.

Pour défendre l’emploi en période de bond du chômage, ils demandent la suspension des suppressions de postes dans la fonction publique. Pour soutenir la consommation, ils veulent une hausse des salaires qui passe selon eux par une augmentation du salaire minimum et des négociations dans les entreprises.

Ils exigent d’autre part le retrait de mesures phares du programme de Nicolas Sarkozy comme l’abaissement du bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires, qu’ils jugent à la fois injustes et inefficaces.

Le gouvernement a exclu pour l’instant un plan de relance de la consommation, expliquant qu’il fallait attendre que les mesures déjà annoncées entrent en vigueur.

Complétant son plan relance de 26 milliards d’euros concentré sur l’investissement annoncé en décembre, Nicolas Sarkozy a décidé le 18 février d’un plan supplémentaire de 2,6 milliards, au bénéfice, notamment, des salariés modestes.

jeudi 2 avril 2009

NOUS NE PAIERONS PAS LEUR CRISE!

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Banderole déployée le 1er avril au sommet du G20 à Londres
35000 manifestants selon la police...



Manif Anti-G20 à Paris le 28 mars
Video : STOP G20!

http://www.dailymotion.com/video/x8tb1j_stop-g20-28-mars-paris_news


vendredi 27 mars 2009

Nationaliser les banques!

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Un article de Gérard Filoche du 23 octobre 2008

Il n'y avait pas d'autres possibilité nous dit-on que d'accepter le plan de Sarkozy qui met
(sous des formes diverses) 360 milliards d'euros à la disposition des banques. Pour Manuel
Valls, cette acceptation serait même le critère qui différencie l'homme d'Etat de celui qui ne
le sera jamais.

A ceux qui s'indignent que de telles sommes soient offertes à des spéculateurs dont les pratiques ont mis l'économie mondiale au bord du gouffre, il est répondu, que sans ce plan, nous ne serions pas au bord du gouffre mais au fond du gouffre.

A ceux qui s'étonnent que l'on puisse trouver si facilement 40 milliards d'euros pour « recapitaliser » les banques alors que la droite n'arrivait pas à trouver 2 milliards pour les retraites par répartition, il est répondu que sans le refinancement des banques, c'était l'économie qui s'écroulait et avec elle, tout notre système de retraite.
Les banques, en effet, seraient « trop grandes pour faire faillite »
Ces réponses ont pour elles la force d'une certaine réalité, celle de la prise en otage de l'économie mondiale par les banques et la finance. En effet, si le système bancaire s'écroulait comme un château de cartes, nous nous retrouverions dans une situation analogue à celle qui avait suivi la crise de 1929 : une profonde récession, la multiplication des faillites d'entreprises, l'explosion du nombre de chômeurs, la baisse des salaires, des retraites et des minimas sociaux. Car, dans ces cas là, ce sont toujours « ceux d'en bas » qui commencent par payer la gabegie de ceux d'en haut.
Comment éviter le retour de la crise financière ?
Mais ces affirmations ne répondent pas à une autre question, tout aussi importante : comment éviter de nous retrouver, demain ou après-demain, dans la même situation qu'aujourd'hui ?
Les banques, en effet, ont fait courir un danger mortel à l'économie mondiale et, loin d'être sanctionnées, l'Etat vient à leur secours et leur rachète (d'une façon ou d'une autre) leurs « créances pourries ». Comment croire, dans ces conditions, que les banques ne recommenceront pas ? L'épisode de la perte de 600 millions d'euros par la Caisse d'Epargne dans une opération spéculative, alors même que les projecteurs sont braqués sur les banques, devrait faire réfléchir, même les plus obtus des libéraux. Les banques n'ont rien changé à leurs pratiques spéculatives et quelques soient les réglementations qui pourraient sortir d'un « Bretton Woods » de
la finance, elles feront tous pour les contourner et continuer leur quête du profit maximum.
La seule justification au plan de refinancement des banques, c'est leur nationalisation intégrale. L'argument utilisé par Susan George est imparable : puisque les banques sont « trop grandes pour faire faillite », elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé ! Il n'est pas possible, en effet, de laisser aux mains du secteur privé dont le seul objectif est la recherche du profit maximum une arme aussi dangereuse pour l'ensemble de l'économie.
Le mot même de « nationalisation » fait de plus en plus peur à la droite

jeudi 26 mars 2009

Liste des plans sociaux en France en Mars 2009

Mois de janvier : 90.000 chômeurs en plus
Mois de février : 80.000 chômeurs en plus

ARCELOR-MITTAL : 1400 salariés
RENAULT : 4 000 licenciements dont 1 000 salarisé à Sandouville.
HEWLETT-PACKARD(Brest, Nantes, Rennes, Tours, Toulouse, Lyon et Nanterre) : 580
salariés. ADECCO (en France) : 600 salariés. ALICE : (Paris) : 350 salariés. LA REDOUTE : 672 salariés. CAMIF (Niort) : 980 salariés. FORD (Blanquefort) : 1600 salariés, PSA : 3 500 suppressions d’emplois dont 850 salariés à Rennes TYCO (Pontoise, Chapareillan, de Val-de-Reuil) : 620 salariés. RANGER (Theillay) : 442 salariés. CONTINENTAL AUTORADIOS (Rambouillet) : 400 salariés. MOLEX (Villemur-sur-Tarn) : 300 salariés. JOHNSON CONTROLS (Grand Quevilly) : 280 salariés. NXP (Caen) : 280 salariés. KLARIUS (Dreux) : 238 salariés. LEAR (Offranville) : 150 salariés.
TREVES CERA : (Reims et Paris) : 145 salariés.
TREVES PTPM : (Ay) : 40 salariés. TREVES MATT : (Montcornet) : 40 salariés. TREVES MPAP (Ploërmel) : 38 à 53 salariés. TREVES SODIMATEX (Crépy) : 14 salariés. TREVES TREVEST (Brognard) : 12 et 15 salariés.
HARMAN BECKER (Château-de-Loir) : 134 salariés.
RIETER (Rémy) : 135 salariés.
KEY PLASTICS (Rochefort) : 139 salariés. KEY PLASTICS (Voujeaucourt) : 114 salariés.
MAHLE (Persan) : 132 salariés.
FAURECIA (Sandouville) : 130 salariés.
EMT (Caudebec) : 120 salariés.
FRUEHAUF (Auxerre) : 104 salariés.
SKF (Saint-Cyr) : 100 salariés.
JTEKT (Dijon) : 200 salariés.
MCA (Maubeuge) : 91 salariés.
EUROCEL (Dives-sur-Mer) : 80 salariés.
MAHLE (Colmar) : 69 salariés. AB (Limay) : 64 salariés.
INERGY (Aulnay) : Plusieurs dizaines de salariés. INERGY (Nucourt) : 65 salariés.
LAPRADE (Arudy) : 26 salariés.
FONDERIE GM (Ponts-de-Cé) : 20 salariés.
FONDERIE LORRAINE (Grosbliederstroff), 19 salariés.
PERFORMANCE FIBERS (Longlaville) : 7 salariés.
SEALYNX (Villiers-La-Montagne) : 7 salariés.
WAGON (St Pierre de Varengeville) : 235 salariés.
MOTEURS BAUDOUIN (Cassis) : 123 salariés.
NEXITY : 500 salariés.
CELEOS (Saint- Brieuc) : 247 salariés.
KAUFMAN & BROAD : 165 salariés.
PIERA (Gap) : 70 salariés.
EXTREME DECORS (Lamastre) : 35 salariés.
PARQUETS MARTY (Cuzorn) : 107 salariés.
FFMT (Le Fossat) : 12 salariés.
SOPROFENE (Champagney), 10 salariés.
SUM TECH (Charleville-Mézières) : 9 salariés.
THEALEC (Rosheim) : 7 salariés.
APMO (Ardenne) 17 salariés.
TIXIT (Haguenau) : En redressement.
CALYON (Crédit agricole), 250 salariés.
KRONENBOURG (Strasbourg) : 214 salariés.
AMORAMAILLE (Dijon) : 265 salariés.
DANDY (Pontivy) : 238 salariés.
BEGHIN SAY : (Nantes) : 172 salariés.
MAXEVILLE : 36 salariés.
VALSPAR (Nantes) : 30 salariés.
SALAISONS GUEGUEN : 19 salariés.
ABATTOIR DE
BELLEBRUNE : 18 salariés.
ALPLAST (Ste Marie aux Mines) : 108 salariés.
LEPETIT (Saint-Maclou) : fermeture de l’usine.
EBREX (Pagny) : 51 salariés.
TMT (Montauban) : 12 salariés.
HYMER (Cernay) : 12 salariés.
SANOFIAVENTIS : 927 salariés.
MBO France (Boulogne) : 1100 salariés.
ASTRA ZENECA, (Dunkerque) : 95 à 400 salariés.
BMS (Epernon) : 220 salariés.
BMS (Meymac) : 160 salariés.
RAFLATAC (Pompey) : une centaine de salariés.
MATHUSSIERE & FOREST (Saint-Girons) : 160 salariés.
MATHUSSIERE & FOREST (Turkheim) : 183 salariés.
PAPETERIE CASCADES (Blendecques) 100 salariés.
GASCOGNE SOPAL (Givet) : 50 salariés.
DMC (Saint-Amarin) : 88 salariés.
DIM (Autun) : 83 salariés.
CYMBELINE (Nemours) : 10 salariés.
ASTER (St Germain du Salembre) : 11 salariés.
WITTENDAL (Roncq) : 9 salariés.
DEOUVELAERE (Lépanges) : 58 salariés.
FILATURE COSSERAT (Amiens) : 20 salariés.
SOPHIE HALLETTE (Caudry) : 9 salariés.
LA CAUDRESIENNE (Caudry) : 5 salariés.
APEX (Darois) : 70 salariés.
LATECOERE (Toulouse) : 1 000 salariés.
SUN CHEMICAL (Brie-Comte-Robert) : 46 salariés.
HENKEL (Cosne-Cours) : 166 salariés.
HENKEL (Châlons-en-Champagne) : 62 salariés.
HENKEL (Villefrance/Saône) : 12 salariés.
SONY (Pontonx) : 317 salariés.
NIPSON (Belfort) : 90 salariés.
LIMOGES PHOTOGRAVURE (Limoges) : 56 salariés.
MOTOROLA (Rennes) : 150 salariés et menace sur 3000 emplois.
ZODIAC (Buhl) : 105 salariés.
CAUVAL (ameublement) : 3 200 salariés dans l’attente.
TEXAS INSTRUMENTS (Vill.-Loubet) : de 300 à 350 salariés.
IMPRESS (Laon) : 173 salariés.
DENTELLES NOYON (Calais) : 140 emplois salariés.
BIJOUX GL (Ardèche) : 135 emplois salariés.
NICOSOFRA (Evry) : 114 salariés.
NICOSOFRA (Burnhaupt) : 38 salariés.
GARDY (Barentin) : 109 salariés.
DESHOULIERES (Chauvigny) : 82 salariés. DESHOULIERES (Lamotte-Beuvron) : 72 emplois salariés.
AKZO (Montataire) : 65 salariés.
FORGES DE SYAM : 37 salariés.
TERGAL (Gauchy, Picardie) 35 salariés.
SCIERIE NICOLE (Saint-Saëns) : 21 salariés.
HMS (Noyelles-Godault) 18 salariés.
HELVETICAST (Angers) : 18 salariés.
SERERO (Plancher-Bas) : 52 salariés.
GICEP (Courlaoux) : 70 salariés.
NORZINCO (Anzin) : 34 salariés.
BASTOR (mécanique) : 9 salariés.
CARROY (Vierzon) : 6 salariés.
SBFM (Caudan) : menaces de plan social.

mardi 24 mars 2009

Vive le 1er Mai !

Voici le genre de réflexion des partisans du NPA et des anarchistes de tous poils :

“Nombreux sont aussi, ceux qui se posent la question de l’efficacité de journées de manifestions comme celles du 29 janvier et du 19 mars. Il apparaît clairement que le gouvernement n’en a cure et qu’il compte sur l’essoufflement du mouvement”, extrait d'un article paru sur Bellaciao.

Je suis en désaccord avec cette analyse. Je ne doute pas de l'efficacité des journées du 29 janvier et du 19 mars et je ne pense pas que le gouvernement (ou la droite) n'en ait cure.

Au mois de décembre selon un sondage IFOP, 64% des français pensaient qu'il allait y avoir un mouvement de révolte. Il ne faut donc pas être devin pour le comprendre.
Mais le plus urgent n'est-il pas de s'organiser pour que ce soulèvement soit fort et constructif, qu'il associe le plus grand nombre de personnes dans l'action et la réflexion et qu'il ne tourne pas à un affrontement violent qui en laisserait beaucoup sur la touche et ferait monter la réaction?

Ne faut-il pas réfléchir à la façon de s'y prendre collectivement pour que ce règlement de compte entre le peuple et les nantis ne tourne pas une fois de plus à l'avantage de ces derniers?

Une manifestation le 1er mai? Oui, et alors? Quoi de plus naturel en somme?

L'histoire du mouvement ouvrier nous appelle, nous croisons sa route, et les syndicats sont quand même un peu pour quelque chose dans cette affaire, non? Serge Halimi explique dans son livre “Le grand bond en arrière” (2004) que l'un des objectifs premiers des “penseurs” du capitalisme est d'affaiblir les syndicats partout sur la planète.

Il cite l'exemple d'un licenciement massif de 1000 employés et de leurs représentants syndicaux dans une entreprise américaine en lutte il y a quelques années... Donc le rouleau compresseur du patronat est passé par là et je suis d'avis que c'est lui qui doit être tenu pour responsable de l'affaiblissment syndical (7,5% de syndiqués en France en 2009), pas les syndicats - même s'il est évident que certains ont trop facilement et trop souvent capitulé devant ses exigences.

Mais si nous faisions en sorte que ce 1er mai 2009 soit historique, qu'il y ait encore plus de monde dans les rues que lors des deux manifs précédentes, peut-être rejoindrons-nous la grande histoire du mouvement ouvrier. Les manifs du 29 janvier et du 19 mars auront servi à se compter et a appeler ceux n'ayant pas encore franchi le pas de la contestation anti-capitaliste à nous rejoindre.

Ces manifs assurément en appellent d'autres plus grandes et plus déterminées qui seront, espérons-le, le terreau d'un changement radical des mentalités et des consciences, non plus seulement la revendication d'un “mieux vivre”, mais l'expression d'une volonté politique de changements profonds et durables.

Car ce qui pourrait plus sûrement mettre en péril les intérêts économiques et financiers de la classe ultraminoritaire des nantis, n'est-ce pas l'avènement d'un gouvernement révolutionnaire représentant le peuple exigeant justice?

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen n'a-t-elle pas été proclamée en 1789 par l'Assemblée nationale constituante (qui s'est substituée aux Etats Généraux), après avoir été discutée et votée?

Ne faut-il pas jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur de l'histoire?

vendredi 20 mars 2009

S'inspirer des actions citoyennes au vénézuela...

par Myriam Djegham
Article publié le 10 mars 2009 sur Risal.info

http://risal.collectifs.net/spip.php?article2491

Puis, je vous propose de regarder cette video sur le mouvement étudiant d'opposition au président du Venezuela Hugo Chavez et la façon dont il est manipulé par des méthodes U.S. expérimentées dans les pays de l'est de l'Europe :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Venezuela/video/x4l6iy_venezuela-nouveaux-visages-meme-obj_news

TRois millions de personnes pour dire STOP!